Au cours du conseil municipal du 22 mai, la maire de Puteaux nous a demandé de voter le prolongement du marché du gardiennage (question 25) pour 1.400.000 euros HT par an, en raison du retard pris dans la mise en place de la vidéosurveillance. Je fais l'intervention suivante :
Parce que les atteintes aux biens et aux personnes sont des actes intolérables qui doivent être réprimés et sanctionnés, mais aussi parce que la délinquance zéro n’existe pas et que cet objectif ne peut-être atteint par une politique répressive dénuée de toute action liée à la prévention, la liste « Puteaux Ensemble » pendant la campagne municipale de mars 2008 a proposé un nouveau contrat de confiance aux Putéoliens. Pour la sécurité, nous nous étions engagés à mettre les moyens nécessaires et à être pragmatiques et efficaces.
En termes d’efficacité, je regrette que l’actuelle majorité ne soit pas à la hauteur. Le projet de vidéosurveillance a pris du retard, annoncez-vous. Cela fait pourtant des années qu’il est lancé : la décision a été prise par le conseil municipal le 23 juillet 2002, il y a 6 ans. Vous étiez 1ere adjointe. C’était la même majorité.
Comment se fait-il que nous ayons pris autant de retard pour mener à bien ce projet qui doit assurer, affirmez-vous, la sécurité des Putéoliens. Où en est-on ? Combien de caméras fonctionnent effectivement aujourd’hui ?
Vous prolongez le contrat de gardiennage jusqu’en juin 2009. Cela veut-il dire que selon vos prévisions, la mise en place du réseau prendra encore 1 an ?
Je m’inquiète aussi quand vous laissez entendre que vous supprimerez une présence humaine une fois la vidéosurveillance mise en place.
Je pense pour ma part que le maintien de la présence humaine sur le terrain est indispensable et qu’une caméra ne remplacera jamais le contact direct entre la population et des hommes formés à la prévention et à la sécurité.
En avril 2006, il y a 2 ans, un projet de Contrat local de sécurité a été signé à la mairie de Puteaux, avec le conseil général des Hauts-de-Seine.
Puteaux s'engageait à créer un "comité d’Ethique du bon usage de la vidéosurveillance" et à établir un diagnostic préalable à l’installation du réseau "sur certains sites d’habitat social afin d’en vérifier l’opportunité d’implantation". Où est ce diagnostic ?
Vous vous engagiez également :
- à élaborer un observatoire territorial de la délinquance, pour permettre d’avoir une vision annuelle de l’évolution de la délinquance et des incivilités sur la commune,
- à établir un diagnostic préalable à l’implantation d’une équipe de correspondants de nuit à la Défense pour sécuriser la population avec, pour objectifs, d’orienter les personnes en détresse vers les services compétents, et d'instaurer un dialogue avec les personnes se rassemblant ou errantes,
- à créer un poste de "chargé de mission Prévention Sécurité" afin de garantir la cohérence et l’homogénéité de la démarche entreprise pour la mise en place du Contrat Local de Sécurité et assurer son fonctionnement.
Que sont devenues ces bonnes intentions ?
Le conseil local de Sécurité et de prévention de la délinquance de Puteaux devait être chargé du « suivi d’évaluation de ce Contrat local de sécurité pour élaborer, mettre en œuvre, suivre, évaluer et être force de proposition dans le cadre de la mise en place d’une politique publique concertée de sécurité et de prévention à Puteaux ».
Quand et où s’est réuni le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Puteaux ? Où peut-on lire ses comptes-rendus de réunion ? Cette instance obligatoire est une coquille vide.
Nous vous demandons de l’activer et nous souhaitons y siéger pour tenter peut-être d’apporter un peu d’efficacité dans l’action locale en faveur de la sécurité des Putéoliens. Car dans ce domaine, on ne peut pas se contenter de promesses en l’air.
(photo : Flickr)
